Guerre au Moyen-Orient : « Il est difficile d'imaginer un conflit long comme en Ukraine » estime Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières. Ensemble, ils décryptent les enjeux économiques liés aux tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz.
Alors que le passage essentiel de la production mondiale de pétrole est presque totalement fermé depuis fin février, l'invité analyse les conséquences de cette situation sur l'économie mondiale. Il explique comment les prix du baril ont grimpé, avec la perspective d'une baisse qui semble s'éloigner. Mais au-delà du court terme, il dresse un tableau nuancé des perspectives pour les prochains mois et années.
Le spécialiste évoque notamment les défis auxquels font face les États-Unis avec la flambée des prix à la pompe, un enjeu crucial à quelques mois des élections de mi-mandat. Il alerte également sur les risques d'une potentielle fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb, un autre passage maritime stratégique, qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des cours du pétrole.
Patrice Geoffron n'en oublie pas pour autant les perspectives à moyen et long terme. Il imagine ainsi un scénario où les prix du baril reviendraient à des niveaux plus bas, autour de 60-65 dollars, grâce notamment à une augmentation de la production des Émirats arabes unis et à une demande mondiale moins dynamique. Mais il souligne que la carte énergétique mondiale a été profondément bouleversée par ces chocs successifs.
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